Petit prince Malo. Tu t'es tant battu contre la leucémie (LAL mars 2004 ; LAM secondaire juillet 2007), avec force, courage, ténacité, en gardant ton extrème gentillesse et ton magnifique sourire. Tu as rejoint ton étoile, le 4 mai 2008.
Malo a attendu toute la journée pour aller au bloc. Mais finalement en milieu d'après-midi on nous a annoncé qu'il n'irait pas. L'anésthésiste a jugé son état trop faible pour supporter une intervention.
Malo a donc souffert toute la journée. les douleurs sont de plus en plus aigues et les selles sont de véritables séances de torture qui dure 1 heure. Les douleurs pourraient être dues à 2 facteurs : la hausse continue des globules blancs (55000 aujourd'hui) qui le rendent hyper sensible (touché, bruit, ...) et d'un problème au niveau des fesses (abcès, fistule ou fissure)
Nous avons vu le professeur qui s'occupe de Malo.
Il nous a dit que - si l'anesthésiste était d'accord, - si l'examen et l'éventuelle intervention chirurgicale (sur un abcès par ex) avaient lieu, - si la chimio et la ponction lombaire qui seraient pratiquées pendant cette intervention avaient lieu et- si Malo supporte une telle intervention, - alors il pourrait peut-être retrouvé son état de la semaine dernière.
Mais d'après le médecin cela fait beaucoup de si, et il y a un risque réel que cela ne se passe pas bien du tout.
De toute façon, on ne peut pas le laisser souffrir comme cela sans rien faire, donc il faut tenter l'intervention demain mercredi, et se préparer au pire.
Côté hémato, cela devient alarmant, car les mauvais globules blancs (blastes) continuent d'augmenter malgré les chimios qu'il recoit. Les blastes sont donc insensibles à tout l'arsenal de médicaments dont dispose l'équipe médicale.
Dans le cas de la leucémie myéloblastique, le corps ne pas pas supporter plus de 100.000 globules, car elles prennent trop de place dans le sang. Malo en a aujourd'hui 55.000 et ils ont augmenté de 15.000 en une journée.
Pour la première fois le médecin nous a dit que cette fois Malo pourrait ne pas rentrer à la maison à la suite de cette hospitalisation.