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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 21:58


Oui, c'est bien cela la question aujourd'hui, comment survivre après la mort de son enfant ?
Malheureusement, je n'ai pas de réponse.

Beaucoup me demandent comment nous allons maintenant, avec l'envie d'entendre que tout va mieux.
Mais non.
Les jours passent et le manque de notre enfant se fait sentir un peu plus chaque jour.
On fait semblant. Et ça fatigue.
Faire semblant de vivre est fatiguant, vivre un deuil est épuisant de douleur et de chagrin, vivre le deuil de son enfant est un anéantissement.

Nos corps ont beaucoup lutté pendant quatre ans pour que celui de Malo "tienne le coup".
Nous n'avions pas le droit de nous écouter ou d'être malade.
Aujourd'hui nos corps aussi sont épuisés.

Je suis lasse de tout et il ne passe pas une journée sans que je me dise "à quoi bon" puisque Malo n'est plus là pour partager avec nous.

Le printemps est arrivé et avec lui le rappel de toutes les ultimes souffrances de notre enfant, vécues il y a un an.
Une maman endeuillée de son enfant m'a dit récemment : "et pourtant les fleurs ont le culot de s'ouvrir, et la nature de s'épanouir".
Même si l'hiver restera à jamais dans nos coeurs, pour la nature, après l'hiver arrive le printemps.
Le cycle de la vie continue ...pour les autres, pour ceux qui nous entourent.

Anna est notre rose précieuse que l'on arrose et qui s'épanouit.
Mais le chagrin est aussi là pour elle.
Elle refuse de nous voir triste. Il est vrai que cela ne doit pas être facile de grandir dans un environnement composé de chagrin et du passé.
Elle désire une nouvelle chambre, rouge, dans celle de son frère. Peut-être un moyen de ranger les affaires de Malo, de vider le musée, son désir à elle d'avancer ou de voir progresser ses parents.
Cependant, la force n'est pas encore au rendez-vous pour "mettre en boîte" les jouets et vêtements de Malo, de tout ce qu'il aimait.

Tout cela pour dire de ne pas se fier aux apparences ; derrière nos sourires se cache une plaie si profonde que rien ne comblera.
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commentaires

J
bonjour, mon fils avait 22ans décédé le 28 avril 2008 au centre hospitalier saint-louis cancer testicule. bon courage a vous parce qu'il faut continuer a vivre pour nos proches
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L
Bonjour
Je suis une jeune maman, et je n'ose même pas imaginer ce qui pourrait se passer si je perdais mon petit. Je pense qu'il n'y à pas de mots pour vous réconforter. Juste vous dire que l'on pense à vous .
Ps mon mari donne régulierement plaquettes, sang et nous trouvons que c'est primordial....
Courage à vous ....
Laura
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A
J'ai honte de vous l'avouer, mais avant de découvrir l'histoire de votre adorable petit Malo, je n'avais pas conscience de l'importance du don de plaquettes et de moelle...Je rattrape ce temps perdu...
Même si nous ne nous connaissons pas, je pense à vous dans ces moments si difficiles. Peu de gens peuvent imaginer la profondeur de votre chagrin et les efforts de survie que vous devez faire.

Après la mort de ma soeur, la vie s'est arrêtée, et pendant longtemps...Je crois pourtant pouvoir dire que malgré cette plaie, ce vide immense jamais comblé, nous avons, et même mes parents, retrouvé ensemble l'envie de continuer...

J'espère ne pas vous blesser en écrivant ces quelques mots. Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de courage.
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C
On n'oublie pas...on sera à la marche du 17 mai...bisous tout doux...
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C
J'ai le coeur serré, une boule dans la gorge.
Je pense très souvent à vous, à Malo.Et je ne sais quoi rajouter car aucun de nous ne peut comprendre votre peine. J'espère juste que la jolie Anna vous aide un peu à avancer.
Merci pour votre courage car grâce à vous et à Malo, je vais tous les mois à l'EFS, et j'espère que votre épreuve en aura motivé d'autre que moi. Je vous embrasse très fort.
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