Lundi 23 mars 2009


Oui, c'est bien cela la question aujourd'hui, comment survivre après la mort de son enfant ?
Malheureusement, je n'ai pas de réponse.

Beaucoup me demandent comment nous allons maintenant, avec l'envie d'entendre que tout va mieux.
Mais non.
Les jours passent et le manque de notre enfant se fait sentir un peu plus chaque jour.
On fait semblant. Et ça fatigue.
Faire semblant de vivre est fatiguant, vivre un deuil est épuisant de douleur et de chagrin, vivre le deuil de son enfant est un anéantissement.

Nos corps ont beaucoup lutté pendant quatre ans pour que celui de Malo "tienne le coup".
Nous n'avions pas le droit de nous écouter ou d'être malade.
Aujourd'hui nos corps aussi sont épuisés.

Je suis lasse de tout et il ne passe pas une journée sans que je me dise "à quoi bon" puisque Malo n'est plus là pour partager avec nous.

Le printemps est arrivé et avec lui le rappel de toutes les ultimes souffrances de notre enfant, vécues il y a un an.
Une maman endeuillée de son enfant m'a dit récemment : "et pourtant les fleurs ont le culot de s'ouvrir, et la nature de s'épanouir".
Même si l'hiver restera à jamais dans nos coeurs, pour la nature, après l'hiver arrive le printemps.
Le cycle de la vie continue ...pour les autres, pour ceux qui nous entourent.

Anna est notre rose précieuse que l'on arrose et qui s'épanouit.
Mais le chagrin est aussi là pour elle.
Elle refuse de nous voir triste. Il est vrai que cela ne doit pas être facile de grandir dans un environnement composé de chagrin et du passé.
Elle désire une nouvelle chambre, rouge, dans celle de son frère. Peut-être un moyen de ranger les affaires de Malo, de vider le musée, son désir à elle d'avancer ou de voir progresser ses parents.
Cependant, la force n'est pas encore au rendez-vous pour "mettre en boîte" les jouets et vêtements de Malo, de tout ce qu'il aimait.

Tout cela pour dire de ne pas se fier aux apparences ; derrière nos sourires se cache une plaie si profonde que rien ne comblera.
Par Sandrine - Publié dans : L'après ....
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Commentaires

bonjour, mon fils avait 22ans décédé le 28 avril 2008 au centre hospitalier saint-louis cancer testicule. bon courage a vous parce qu'il faut continuer a vivre pour nos proches
Commentaire n°1 posté par jacob caroline le 30/05/2009 à 17h23
Bonjour
Je suis une jeune maman, et je n'ose même pas imaginer ce qui pourrait se passer si je perdais mon petit. Je pense qu'il n'y à pas de mots pour vous réconforter. Juste vous dire que l'on pense à vous .
Ps mon mari donne régulierement plaquettes, sang et nous trouvons que c'est primordial....
Courage à vous ....
Laura
Commentaire n°2 posté par Lauraingalls le 29/05/2009 à 11h40
J'ai honte de vous l'avouer, mais avant de découvrir l'histoire de votre adorable petit Malo, je n'avais pas conscience de l'importance du don de plaquettes et de moelle...Je rattrape ce temps perdu...
Même si nous ne nous connaissons pas, je pense à vous dans ces moments si difficiles. Peu de gens peuvent imaginer la profondeur de votre chagrin et les efforts de survie que vous devez faire.

Après la mort de ma soeur, la vie s'est arrêtée, et pendant longtemps...Je crois pourtant pouvoir dire que malgré cette plaie, ce vide immense jamais comblé, nous avons, et même mes parents, retrouvé ensemble l'envie de continuer...

J'espère ne pas vous blesser en écrivant ces quelques mots. Je vous souhaite beaucoup, beaucoup de courage.
Commentaire n°3 posté par anne-sophie le 02/05/2009 à 08h03
On n'oublie pas...on sera à la marche du 17 mai...bisous tout doux...
Commentaire n°4 posté par Charlotte BAUD le 23/04/2009 à 20h36
J'ai le coeur serré, une boule dans la gorge.
Je pense très souvent à vous, à Malo.Et je ne sais quoi rajouter car aucun de nous ne peut comprendre votre peine. J'espère juste que la jolie Anna vous aide un peu à avancer.
Merci pour votre courage car grâce à vous et à Malo, je vais tous les mois à l'EFS, et j'espère que votre épreuve en aura motivé d'autre que moi. Je vous embrasse très fort.
Commentaire n°5 posté par Caro Bertrand-Le Goff le 20/04/2009 à 21h48
En regardant toutes ces photos && tout ces textes , les larmes me montent aux yeux...
J'imagine à quel point sa doit être dure pour vous.
J'ai perdu un cousin de la même maladie && depuis je n'ai plus goût à la viie. Il mériter pas de partir si jeune tout comme votre petit Malo.
Couraage à vous...
Commentaire n°6 posté par Ophéliie le 09/04/2009 à 21h01
Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressent à cet instant, mise à part le chagrin face à ce que vous vivez. C'est par hasard que j'ai vu votre blog, car mon fils de 4 ans s'appelle Malo et je me demandais si en rentrant simplement son prénom on pouvait trouver son blog. Je vais prendre le temps de lire votre histoire, sachez que même si je n'ai pas les mots (d'ailleurs est-ce qu'il y en a) pour vous réconforter, j'espère que ce petit message vous donnera un peu de chaleur. Il y a une étoile de + qui brille dans le ciel ! Courage.
Commentaire n°7 posté par Myriam le 08/04/2009 à 16h26
Ca fait déjà plusieurs jours que j'ai lu ce dernier message qui, je dois l'avouer, m'a pris aux tripes... J'ai attendu car je ne savais vraiment pas quoi vous écrire.... Je ne sais pas tellement plus aujourd'hui sauf que j'espère que chaque jour, même si vous vous dites "à quoi bon", vous vous direz également "ça vaut le coup". J'espère que tous les gens qui vous entourent vous apporteront un peu de bonheur et un peu de légèreté malgré tout. Si vous voulez visiter Nantes.... Je vous embrasse bien fort
Commentaire n°8 posté par Steph BRUN LE GOFF le 06/04/2009 à 11h16
comme chacun, je n'ai pas de réponse.... juste les larmes qui me montent aux yeux et qui me sèrent la gorge.... même si ils sont "faux" ou "forcés", j'ai été heureuse de voir vos sourires l'autre soir à la maison, même si c'est dur pour vous, ça nous a fait du bien de vous voir... c'est trop rare...j'espère qu'on se reverra bientôt et que cette fois ci je serai plus dispo pour vous voir et vous parler réellement. désolée de n'avoir été q'un coup de vent... je vais vous envoyer des photos.
plein plein de bizzzzzzzzzzzzzz à vous. plein d'amour et de tendresse virtuelle. toute notre affection même si on sait qu'elle ne console de rien.... on est toujours là tu sais !
stèf arno n'co
Commentaire n°9 posté par hilpert/lacaule familly le 04/04/2009 à 18h27
On se sent tellement impuissant face à l'épreuve que vous traversez et on ne peut qu'imaginer la souffrance que vous ressentez....
Vous êtes dans mes prières et je souhaite de tout coeur que vous puissiez avoir à nouveau quelques moments d'apaisement autour de votre si précieuse Anna....
Courage
Commentaire n°10 posté par anne-sophie le 03/04/2009 à 12h08
ma chère Sandrine, je n'écris qu'aujourd'hui-peut-être parce que c'est le jour de ta fête-, mais tous les jours je pense à vous tous et je regarde le blog. Vous savoir si malheureux m'étreint le coeur ; je peux le comprendre, mais sûrement pas l'exprimer aussi bien que les personnes qui ont subi le même terrible épreuve que vous. Je suis donc bien impuissante, mais je tiens à vous dire que Malo est présent chaque jour en mon coeur ainsi que vous trois qui poursuivez le chemin terrestre et surtout la merveilleuse Anna, qui mérite le meilleur de nous tous. Affectueusement
Commentaire n°11 posté par Elizabeth David le 02/04/2009 à 11h51
Je pense si souvent à vous, à votre peine à votre nouvelle vie sans votre enfant, c'est très difficile de trouver les bons mots, je n'ose plus écrire, je me sens si impuissante. Trouvez le courage de poursuivre, pour vous, pour Anna et pour Malo.
Amicalement Corinne la maman de William
Commentaire n°12 posté par rohrbach le 01/04/2009 à 22h24
votre article est si touchant,j'avais connu Malo par votre blog l'année dernière et depuis je pense très souvent en lui,
avec vos mots vous parvenez si bien a faire transparaitre ce que vous ressentez, que je peux l'imaginer , et surtout comprendre combien votre douleur est forte, et pourtant je suis encore jeune (19ans) et n'ai pas d'enfant...
je vous souhaite tellement de trouver cette force de survivre en ayant moins besoin de faire d'effort, de faire semblant... les commentaires ci dessous me le laissent esperer... personne n'oublie Malo, meme ceux comme moi qui ne l'ont connu que virtuellement...
je pense fort a vous, à Anna
Louise
Commentaire n°13 posté par louise le 01/04/2009 à 15h29
Malo est tjrs dans mon coeur, pense souvent à lui et son sourire ravageur.Rien a ajouter, juste en pensées avec vous, avec lui.
Prenez soin de vous tous les trois.
Je vous embrasse
Commentaire n°14 posté par val le 31/03/2009 à 12h32
Ma chère Sand, oui être anéantie par la douleur, c'est bien cela après le départ d'un enfant, il est vrai qu'en demandant des nouvelles j'espère entendre que cela va mieux, juste parce que c'est insupportable cette souffrance pour vous et qu'il m'est difficile de penser à vous avec cette souffrance, ce n'est pas pour moi que j'attends cette réponse, c'est juste pour vous, pour que ta "rose précieuse" retrouve un peu de cette enfance volée, pour que vos coeurs ne soient plus tellement broyés. En lisant tes mots, cette impuissance à vous aider me saute à la gorge. Je sais que nous sommes nombreux autour de vous qui aimerions pouvoir vous soulager. Je sais aussi que ça ne reste qu'un voeu pieux, je sais que les sourires ne sont que de façade, je voudrais juste que les mains tendues vous soit un réconfort si fragile soit il. T'i pirate Malo rayonne dans mon coeur, et Anna, Jc et toi êtes dans mes pensées chaque jour. Je vous envoie toute ma tendresse.
Commentaire n°15 posté par Arlette le 27/03/2009 à 16h33
Ma chere Sandrine
Apres ce temoignage si profond et boulversant, je ne saurai trouver les mots juste.
Simplement, je pense tres tres souvent a vous 3 et meme si j'ai connu Malo que quelque temps, il restera pour moi un garcon exemplaire par son courage. J'aimerai aussi dedier ce petit mot a Anna que nous aimons tant. Embrassez la tres fort de notre part.
Amicalement.
Commentaire n°16 posté par Famille Berniere le 27/03/2009 à 07h26
Il n'y a pas de réponse à cette question et surtout il est beaucoup trop tôt dans votre vie pour vous demander comment vous allez pouvoir survivre. Cela ne fait même pas un an que votre petit garçon vous a quittés...Alors il faut laisser le temps passer sur vous et sur votre douleur, ce temps passé n'éteindra pas le cri de douleur qui est en vous mais il vous aidera à avancer dans votre vie. Prenez le temps de vous reposer , de vous ressourcer même si c'est difficile d faire des choses à 3 et non plus à 4... essayez de faire des choses qui vous plaisent , même si vous n'avez plus goût à rien, vous avez besoin de ce long temps de "pause". Et puis et je dirai surtout puisez toute votre force dans votre fille qui est là, qui vous aime et qui est votre pilier. Le quotidien de la vie avec elle , les choses que vous "devez" faire, choses souvent banales comme les courses ou les repas, le suivi de sa scolarité, ses activités, tout cela vous emmènera vers un apaisement, non pas une acceptation. Cela fait bientôt 7 ans que notre petite princesse s'en est allée et je n'accepte toujours pas cette déchirure mais je regarde mon fils qui grandit sans sa petite soeur, et je sais que c'est grâce à lui que je suis là aujourd'hui, que nous sommes là mon mari et moi. On s'est toujours donné tellement d'amour à 2, puis à 3, puis à 4 et de nouveau à 3, c'est cela qui nous a porté. Je vous envoie tout mon courage car je vous comprends si bien. Je vous embrasse...Marie
Commentaire n°17 posté par marie renardat le 26/03/2009 à 19h07
bonjour

Comme vous dites comment survivre?? parceque nous ne vivons plus, nous survivons.
Une partie de notre corps c'est brisé, une partie de notre coeur c'est déchiré.
Notre sang, notre chair, notre amour, notre vie s'en ait allée.
Bien sur que devant les gens nous faisons bonne mine, mais notre intérieure crie.
Et ca personne d'autre que nous parents désenfantés peuvent comprendre notre peine, notre haine.
Pas facile pour nos enfants de vivre au quotidien, la tristesse de leurs parents, alors pour eux nous devons être des supers womens.
Comme vous nous vivons les mêmes réflexions, mais comment allez vous?? comment faites vous?? moi je ne pourrais pas ....
Et bien si je leur réponds , vous seriez comme nous, car nous n'avons pa sle choix, on nous a imposé cette vie, cette vie de me...
Alors continuer, avancer pour votre fille, et pour votre petit Malo qui je pense n'aime pas vous voir triste.
Je n'ai pas de conseils à donner, mais juste un petit mot pour vous dire que vous n'êtes pas seuls dans cette situation.
Allez courage
une maman qui comprends votre immense chagrin
nelly maman de CAndice
Commentaire n°18 posté par nelly le 26/03/2009 à 17h25
bonjour

Comme vous dites comment survivre?? parceque nous ne vivons plus, nous survivons.
Une partie de notre corps c'est brisé, une partie de notre coeur c'est déchiré.
Notre sang, notre chair, notre amour, notre vie s'en ait allée.
Bien sur que devant les gens nous faisons bonne mine, mais notre intérieure crie.
Et ca personne d'autre que nous parents désenfantés peuvent comprendre notre peine, notre haine.
Pas facile pour nos enfants de vivre au quotidien, la tristesse de leurs parents, alors pour eux nous devons être des supers womens.
Comme vous nous vivons les mêmes réflexions, mais comment allez vous?? comment faites vous?? moi je ne pourrais pas ....
Et bien si je leur réponds , vous seriez comme nous, car nous n'avons pa sle choix, on nous a imposé cette vie, cette vie de me...
Alors continuer, avancer pour votre fille, et pour votre petit Malo qui je pense n'aime pas vous voir triste.
Je n'ai pas de conseils à donner, mais juste un petit mot pour vous dire que vous n'êtes pas seuls dans cette situation.
Allez courage
une maman qui comprends votre immense chagrin
nelly maman de CAndice
Commentaire n°19 posté par nelly le 26/03/2009 à 17h25
Je ne saurais pas vous réconforter, car la peine est immense...
J'ai tellement de pensées vers vous.
Bien amicalement,

Riri
Commentaire n°20 posté par Riri le 26/03/2009 à 09h28
Comment survivre à un pareil désastre ? A la disparition d'un enfant que nous avons porté sur terre, dont nous avons guidé les premiers pas, que nous avons veillé quand il était malade, consolé quand il était triste, que nous avons aimé au-delà de tout ce que nous aurions pu imaginer avant d'être parent ?... Comment survivre ? Mal, forcément mal, tenaillé en permanence par le vide, le manque, la révolte... Mais je n'ai pas de doute qu'au fil des années s'installe une sorte d'apaisement, liée probablement au fait de prendre acte définitivement du caractère irrémédiable de cette perte et de ce que c'est le destin qui s'est ainsi manifesté sans que personne n'y puisse rien. Vous n'y pouviez rien. Vous vous êtes battus contre le destin de votre fils mais le combat n'était pas égal. Tout parent redoute d'avoir à souffrir un jour ce que vous souffrez. La pire douleur. Mais en posant un regard sur le monde et les destins croisés des uns et des autres, il me semble possible d'espérer que pour vous aussi la douleur, si elle ne disparaîtra jamais, s'apaisera et que vous pourrez vivre à nouveau avec une espèce de sérénité. Mes mots sont bien petits mais votre appel m'a touché et je ne pouvais pas rester silencieuse face à un tel cri de souffrance.
Commentaire n°21 posté par catherine bruno-salel le 25/03/2009 à 11h52
Salut Sandrine, JC et Ana. Quelle question !
Je ne crois pas malheureusement qu'il y ait de réponse à cette douloureuse interrogation, que je me suis également posée plusieurs fois. Dans ma famille, une maladie génétique rare sévit de génération en génération. Elle se transmet par les femmes qui sont porteuses mais n'atteint que les hommes (de temps à autre). C'est ainsi que mes parents (comme mes grands-parents maternels, et certains de mes oncles et tantes), ont eu comme vous à affronter le deuil d'un de leurs enfants. C'est un sujet qu'on avait rarement abordé à la maison, mais qui est "revenu à la surface" lors du départ de votre Malo. Je me suis alors aperçu que la douleur de mes parents étaient toujours là malgré les très nombreuses années. Je ne crois pas en effet que cette plaie puisse se refermer tellement elle est profonde. Cependant, je sais que malgré cela mes parents ont réussi à vivre avec. Comment, je ne saurais vous le dire. Mais je voulais juste vous dire que cela est possible et que je suis certain que vous finirez par y arriver. Ana et sa volonté d'avancer y contribueront très certainement. Ne lâchez pas prise, on est toujours à vos côtés, même si c'est uniquement de loin et par la pensée.Des vagues de bisous plein d'embruns salés.
Commentaire n°22 posté par Loïc et Céline le 24/03/2009 à 21h18
Bonjour,
J'ai envie de vous écrire et pourtant j'ai peur de paraitre maladroite.....vos mots sont si touchants que je ressens la douleur et la souffrance bien évidemment sans commune mesure à ce que vous pouvez éprouvez.
Pendant 4 ans vous vous êtes battus pour Malo et on se surprend de l'énergie et la résistance que l'on peut avoir pour tenir le coup. Je veux croire que vous vous battrez encore pour Anna qui a besoin de ses parents. Facile à dire....Le temps va petit à petit vous aider dans cette voie, je vous le souhaite de tout mon coeur.
Je viens de temps en temps regarder Malo sur ce blog et chaque fois je me dis que c'est injuste et la peur est là....
Sachez que votre petit prince est toujours présent dans nos esprit.
Embrassez Anna et prenez soin de vous.
Commentaire n°23 posté par Marilyn le 24/03/2009 à 10h48
Comment survivre ? Il n'y a pas de réponse toute établie, juste une multitude de façons d'essayer... Chacun a la sienne, ni meilleure ni moins bonne que celle des autres. Juste différente... On souffre, beaucoup, chaque matin il faut trouver la force de se lever, trouver un but à cette vie dont on ne veut plus... Tout cela je l'ai vécu, j'ai perdu une petite puce de 9 ans, d'un cancer également... Cela fait presque trois ans que notre petite libellule a pris son envol, et aujourd'hui je peux vous dire que je vais "mieux". C'est une lueur d'espoir que j'espère vous donner, parce qu'il y a encore quelques mois, je désespérais, et je me retrouve dans chacune de vos phrases. Aujourd'hui je me sens comme la nature, j'ai l'impression d'être un vieux tronc à l'allure toute desséchée, mort, et que tout le monde croyait incapable de continuer, mais aujourd'hui il y a en moi une toute petite pousse verte, un bourgeon fragile, qui commence à sortir et ne demande qu'à pousser et pousser encore. Une envie de m'ouvrir à cette vie que j'ai laissée de coté il y a si longtemps... Une force insoupçonnée qui renait... Et je sais que cette force me vient de ma princesse. C'est elle qui m'a laissé le temps de vivre mon deuil avec mon chagrin, immense, mais qui était là juste derrière moi et qui maintenant me pousse vers l'avant...
Je me rends compte que j'écris... j'écris... et si ça se trouve je tombe complètement à côté de la plaque. J'espère ne pas vous avoir froissée, et si c'est le cas je m'en excuse. Je supporte difficilement que les gens comparent ma souffrance avec la leur, et je me rends compte que c'est exactement ce que je viens de faire... Juste envie de vous dire de ne pas perdre courage. Vous avez déja (sur-)vécu presque un an, vous avez montré tout le courage que vous aviez, alors ne baissez pas les bras, vous allez voir, vous y arriverez.
Je me permets de vous embrasser, vous ainsi que votre princesse, et ce soir j'aurai une pensée spéciale pour votre petit prince.
Commentaire n°24 posté par Clé le 23/03/2009 à 22h39

Présentation

  • malod
  • : Petit prince Malo. Tu t'es tant battu contre la leucémie (LAL mars 2004 ; LAM secondaire juillet 2007), avec force, courage, ténacité, en gardant ton extrème gentillesse et ton magnifique sourire. Tu as rejoint ton étoile, le 4 mai 2008.

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